Réveil programmé à 7H30 mais dès 7H nous ouvrons un œil. Nous avons tout le temps. Personne ne se presse. Et voilà comment une journée démarre à 9H30 au lieu des 9H, initialement programmés. Nous n’avons que quelques kms de voiture à faire pour nous rendre au North Cheyenne Canyon Park. Nous laissons la voiture dès l’entrée du parc et partons pour 3 miles de trail au milieu des pins pour atteindre une cascade appelée Helen Hunt Falls. Chouette ballade au rythme des arrêts photos. Il est 13H quand nous revenons à la voiture. Pause déjeuner sur une aire de pique nique. 14H : nous reprenons la voiture direction le Great Sand Dunes NM. Jusqu’à ce matin, nous envisagions de rentrer dans le parc par une piste d’environ 3H : La Medano pass. Malheureusement, une info sur le site web depuis le 10 juin indique que des feux de forêts sévices coupant la piste sur une partie. Comme nous avons vu à la télé que les feux sont toujours d’actualité, nous décidons de ne prendre aucun risque et entrons par la voie royale dans le Great Sand Dunes. Vision surprenante que celle de ces dunes de sable (les plus hautes d’Amérique du nord, 230 mètres) coincées entre des prairies herbeuses et les montagnes de Sangre De Christo. Un grand panneau à l’entrée du parc et les fumées épaisses sur les montagnes confirment que nous avons fait le bon choix. Le national pass acheté (qui donne un accès illimité à l’ensemble des parcs nationaux), nous garons la voiture et partons pour un trail de 1,6 mile afin d’atteindre un point de vue renommé sur les dunes. Super, si on excepte les moustiques qui se sont régalés des jambes des garçons. Il est déjà 19H quand nous revenons à la voiture. Fin des visites pour aujourd’hui. Direction le lodge à l’entrée du parc. Un petit patio devant notre chambre permet d’admirer le coucher de soleil sur les dunes. En final, une journée bien remplie avec surement de belles photos à l’appui.
mardi 22 juin 2010
lundi 21 juin 2010
Cold and Hot
Dixit la météo, il va faire chaud, nous en prenons bonne note. A 9H, nous quittons l’hôtel. Nous avons 1H30 de route pour rejoindre la Pikes Peak Highway. Il s’agit d’une route de 19 miles qui nous conduit à 4300 mètres d’altitude. Nous roulons tranquillement, c’est que ça monte dure. Les virages sont en épingle et la vitesse est limitée à 15 MPH. Pas d’excès de vitesse à craindre : le vide et l’aspect de la route par endroit calment les ardeurs des conducteurs les plus téméraires. Arrivés au sommet, c’est la surprise. Magnifique mais incroyablement venté et froid. Vite nous attrapons polaire et Kway. Mais nous nous arrêtons net, l’altitude est difficile à supporter. Drôle de sensation, il faut quelques minutes d’adaptation. Il y a du monde. Certains ont choisi de monter par le rail. C’est le train le plus haut du monde. Le plein de photos fait, nous repartons par où nous sommes venus. Les freins sont soumis à rude épreuve. Il y a d’ailleurs un contrôle à mi-parcours pour vérifier qu’ils tiennent le coup. L’employée nous donne les mesures. On n’y connaît rien mais comme elle ne nous retient pas, c’est que ça doit être bon. Ca sent quand même bien le chaud dans la voiture mais pour les garçons, c’est normal. On s’arrête pour la pause déjeuner : c’est reparti pour le sandwich turkey pour Gilles, nous c’est chicken salad. Le coupe-vent est toujours à portée de main. En revanche, le temps change radicalement quand nous nous approchons de Colorado Springs. Grand coup de chaleur quand nous entrons dans le Garden of the Gods Park. On remise les blousons dans la voiture et sortons les crèmes solaires. Trails au programme de l’après midi, autour de superbes formations rocheuses. 18H nous ne rêvons tous que d’une bonne douche. Direction le Quinta Inn à la périphérie de Colorado Springs. Check-in rapide, mais ma CB ne passe plus. C’est nouveau. Laurent sort la sienne, c’est bon. A ne rien y comprendre… D’ailleurs, on ne cherche même pas. Gilles a d’autres choses à faire : retrouver ses lunettes de soleil. Personne ne panique. Nous savons tous qu’elles sont dans son merdier. L’avenir nous donne raison ! 20H : on file diner. Le pique nique gourmet de ce midi est loin. On échoue dans une sorte de brasserie, à 10 minutes à pied de l’hôtel. C’est tout à fait mangeable, la preuve : en 30 minutes c’est avalé. Voilà comment nous sommes dans les clous pour une extinction des feux à 23H.
dimanche 20 juin 2010
Le gay Denver
Le décalage horaire fait son œuvre : 4H30 nous ouvrons un œil. Tant bien que mal nous sommeillons jusqu’à 7H30. En route pour le premier petit dej à l’américaine. La télé est allumée (il faudra s’y faire), les gaufres, les muffins sont au rendez vous, mais aussi le pain de mie et le grille pain. On démarre en douceur, sans rompre avec nos petites habitudes. En forme et le ventre plein, nous quittons l’hôtel pour le centre ville de Denver au programme de la journée. On s’attend à une visite des plus calmes. Les centres villes des grandes villes américaines ressemblent aux nôtres le dimanche : vides et tristounets. C’est sans compter sur la gay pride. Chars et défilés mettent la ville en ébullition. Une foule dense et bigarrée le long des trottoirs, un soleil de plomb, la musique à fond. Tout ce que l’on avait prévu en résumé ! On se joint à la fête un bon moment puis on reprend notre itinéraire découverte. Les bâtiments publics sont tous situés dans le même quartier. Le capitole avec son dôme en or se repère facilement. Sur la 13ème marche, on se situe exactement a un 1 mile au-dessus du niveau de la mer, d’où le surnom de Denver de « mile high city ». Le centre commerçant s’organise autour d’une artère piétonnière très animée, la 16th street mall. Le Hard Rock Cafe n’attend que nous. Ce sera la pause déjeuner. Reprise de nos déambulations. Denver laisse une impression visuelle particulière. Tous les styles architecturaux s’y côtoient. Retour à l’hôtel à 17h, les pieds bien échauffés. La fatigue se fait sentir. Petit resto tout près de l’hôtel, soirée écriture et dodo de bonne heure.








samedi 19 juin 2010
Journée transport, journée « t’es mort »
Qui aurait cru en quittant son lit à 7H30, que le prochain dodo allait chèrement se gagner ? Tout avait pourtant bien commencé. 9h00 : fin prêt pour prendre la navette de hôtel, direction le terminal 2A de Roissy CDG. Oups, tous les touristes américains que compte Paris, s’étaient donné rendez vous là, et voyagent sur American Airlines. Nous prenons notre mal en patience le nez dans les odeurs de cuisine, la queue se terminant dans les restos attenants aux comptoirs d’enregistrements. Enfin, notre tour arrive. On croise les doigts car on sait que l’on est super juste par rapport au poids autorisé. Mais comme dit Laurent, ils vont pas nous emm… pour deux ou trois kilos en trop. C’est sûr il a raison, ils ne nous emm… pas, mais nous réclament juste 50 dollars de surcharge. Première grimace du matin suivi d’une seconde car ma valise a droit au même traitement. Seul Gilles passe le test haut la main. Débarrassés de nos « très chères valises », la longue attente avant l’embarquement commence. Attente qui se prolonge sans cesse, le vol étant continuellement retardé. Finalement, nous décollons à 14h au lieu de 12H30 : autant dire que la connexion à Chicago est foutue. Nous atterrissons à 15H10 heure locale, notre avion pour Denver s’envole sans nous. C’est un peu le binz à l’aéroport, plein de voyageurs se trouve dans le même cas que nous. Pourtant, les contrôles immigration et douanes se passent assez rapidement. Reste encore la sécurité : toujours autant la galère. Laurent a droit à un emprunt de son PC portable pour vérification. Bon, de toute façon, le vol de Denver est à 19H40 : on n'est pas à 5 minutes. 19H40 qui se transforme en 19H55, après deux changements de portes d’embarquement. Vous ramenez en heure française (+7) et vous comprenez pourquoi les yeux commencent à piquer. Le vol de Chicago-Denver se fera entre turbulences et orages, obligeant le capitaine à modifier son plan de vol initial. (les garçons me le raconteront plus tard car je dors) Denver, enfin. Les valises récupérées, trois zombies prennent la navette pour la location de voiture. Pas de grosse négociation pour obtenir un 4X4, avec 500 dollars de surcoût tout s’arrange. Le Chevrolet Traverse en main, on démarre vite pour aller se coucher. 5 minutes de voiture, check in express à l’hôtel, nous tombons lamentablement sur nos lits respectifs. Pas un de nous pour admirer les rideaux ni la couleur de la tapisserie. 7H du matin heure française, on est morts.
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